Énergie sexuelle et performance professionnelle : une approche holistique
Mon approche est holistique, et je l’assume pleinement car tout est lié. Elle est relativement jeune, non pas par manque de profondeur, mais parce que j’ai eu très tôt l’opportunité d’échanger avec des chefs d’entreprise qui avaient bien plus d’années d’expérience que moi. Des parcours solides, parfois impressionnants, souvent exigeants.
Et ce qui m’a marqué chez eux, ce n’est jamais leur chiffre d’affaires. C’est toujours la même prise de conscience tardive : « J’ai beaucoup produit, beaucoup avancé, mais j’ai perdu de vue pourquoi je le faisais. »
À partir de là, la question de la performance change complètement de nature.
Pourquoi on entreprend vraiment (et pourquoi ça compte)
On ne devient pas chef d’entreprise par hasard. Derrière ce choix, il y a presque toujours une histoire émotionnelle.
Pour certains, c’est le désir d’offrir une vie meilleure à leur famille. Pour d’autres, c’est une revanche sociale, une manière de sortir d’un manque vécu dans l’enfance. Parfois, c’est une ambition saine. Parfois, c’est une peur plus ou moins consciente de manquer, de perdre, de dépendre.
Mais qu’il s’agisse d’envie ou de peur, on parle dans tous les cas d’émotion. Et ce n’est pas anodin : le mot émotion vient du latin emovere, qui signifie littéralement « mettre en mouvement ».
Une émotion, par définition, pousse à agir. Elle déclenche l’élan, la décision, le passage à l’action. C’est un moteur puissant. Et c’est précisément pour cela que beaucoup d’entrepreneurs sont des profils très orientés action et réflexion.
Profils entrepreneurs et déséquilibre relationnel
Dans mon expérience, les entrepreneurs sont très souvent des profils Feu ou Air. Des profils qui aiment agir, décider, structurer, avancer. Ils pensent vite, agissent vite, construisent vite. Ce sont des moteurs.
Le problème n’est pas là.
Le problème apparaît quand on regarde leur vie de couple. Très souvent, leurs partenaires sont des profils Eau ou Terre, des profils qui recherchent davantage de stabilité, de sécurité émotionnelle, de présence, de lien et de douceur.
Ces deux dynamiques sont complémentaires… à condition d’être comprises.
Quand elles ne le sont pas, l’action prend toute la place, la régénération disparaît, et l’équilibre se rompt. C’est pour cette raison que je vois malheureusement beaucoup de chefs d’entreprise traverser un, deux, parfois trois divorces ou plus. Non par manque d’amour, mais par absence d’équilibre entre mouvement et récupération.
Le corps fonctionne déjà sur ce principe
Biologiquement, le corps humain est construit sur cette alternance.
Nous avons deux grands systèmes nerveux qui orchestrent nos journées :
Le système nerveux sympathique est celui de l’action. Il prépare le corps à faire face, à décider, à produire, à performer. C’est lui qui est sollicité au travail, dans la pression, dans les responsabilités.
Le système nerveux parasympathique, lui, est responsable de la récupération. Il gère la digestion, la relaxation, la réparation cellulaire… et la sexualité. C’est le système du ralentissement, du retour à l’équilibre.
Ces deux systèmes sont censés fonctionner comme un métronome, en cycles. Le problème n’est pas d’accélérer. Le problème, c’est de ne jamais ralentir. La vie n’est pas une autoroute sans limite de vitesse. Et le corps, lui, n’est pas négociable.
Sexualité : un indicateur, pas un trophée
On entend souvent des phrases très séduisantes :
« Retenir son énergie sexuelle augmente la puissance »
« La libido est un carburant brut de réussite »
« Les grands leaders ont une énergie sexuelle hors norme »
Ces idées reposent parfois sur des observations partielles, mais elles deviennent vite trompeuses. Elles transforment la sexualité en outil de performance ou en preuve de valeur personnelle.
En réalité, la sexualité n’est ni un booster automatique, ni quelque chose à maîtriser par la volonté. C’est un indicateur biologique et nerveux.
Ce que la science montre concrètement :
D’un point de vue physiologique, la sexualité repose sur plusieurs mécanismes très précis.
D’abord, l’équilibre du système nerveux autonome. Une libido stable indique que le corps sait passer de l’intensité à la détente. Qu’il peut encaisser la pression, puis relâcher. Cette capacité de bascule est exactement la base d’une performance durable.
Ensuite, le système hormonal joue un rôle central. La testostérone, la dopamine, l’ocytocine ou encore le cortisol n’agissent pas uniquement sur la sexualité. Ils influencent aussi la motivation, la confiance, la prise de décision et la capacité à gérer le stress. Quand la libido chute brutalement, c’est souvent un signal précoce de surcharge mentale, de manque de sommeil ou de déséquilibre hormonal.
Enfin, la sexualité mobilise le cerveau émotionnel, les mêmes circuits que ceux de la créativité, de l’envie et de l’élan vers l’avenir. Quand ces circuits sont bloqués, la personne n’est pas seulement moins sexuelle : elle devient souvent plus rigide, plus défensive, moins inspirée.
Ce que j’observe sur le terrain
Chez de nombreux dirigeants que j’accompagne, le tableau est récurrent. Une charge mentale élevée, un besoin de contrôle constant, un sommeil peu réparateur, une digestion perturbée, et une sexualité soit absente, soit compulsive.
Dans les deux cas, le problème n’est pas le désir. Le problème est la régulation. Le corps ne sait plus redescendre. C’est pourquoi nous commençons déjà par améliorer ce levier pour permettre d’avoir autre chose que les chiffres pour nourrir la satisfaction.
La vraie performance n’est pas dans l’accélération permanente
Une performance professionnelle durable ne repose pas sur une intensité constante. Elle repose sur la capacité à alterner. À monter en puissance quand c’est nécessaire, puis à ralentir sans culpabilité.
La sexualité saine devient alors un marqueur biologique précieux. Non pas comme objectif à atteindre, mais comme signal que le système est vivant, équilibré et capable de récupérer.
Comprendre plutôt que se juger
La sexualité ne trahit pas. Elle informe.
Quand elle s’éteint, elle signale une surcharge. Quand elle déborde, elle compense parfois un déséquilibre.
La vraie performance ne vient pas d’une énergie exploitée jusqu’à l’usure, mais d’un système respecté dans ses cycles naturels.
Et ça, ton corps le sait déjà.
Au-delà de la détente : la sexualité au cœur de la vie de couple du dirigeant
Le sexe ne se résume pas simplement à se détendre ou à « recharger les batteries ». Il va bien plus loin. Dans la vie d’un dirigeant, la sexualité est un espace privilégié où se joue la vulnérabilité, la connexion profonde, la confiance mutuelle et la complicité quotidienne. C’est souvent là que se révèlent (ou se réparent) les fractures invisibles causées par une vie professionnelle intense : le sentiment d’être « toujours en mode action », la difficulté à être vraiment présent, le décalage émotionnel avec son partenaire. Quand cet espace est négligé ou mal vécu, c’est toute la relation qui en pâtit. Et c’est précisément pour cette raison que j’ai créé le Coaching de couple aligné. Pour plus d’infos, contactez moi.
Bonne journée à vous
